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Atelier Enila Tityad

Tapisserie contemporaine de lisse - Artiste licière créatrice - Tissage artistique - Art textile - Vente de tapisseries de lisse

À l'atelier

Aline Jegonday tissant une grande tapisserie de haute lice sur son métier vertical
Au métier, dans l'atelier de Château-Gontier.

Les pièces présentées dans la galerie sont travaillées sur un métier à tisser de haute lice.

Ce type de matériel me permet de visualiser en permanence l'intégralité du travail, d'ajuster les couleurs dans leur globalité et sur certains thèmes de prendre des libertés avec le projet initial.

Le métier

Le tissage se fait sur un métier vertical, dit « de haute lice ». Les pièces les plus modestes peuvent naître sur un simple tréteau de bois ; les grandes pièces des galeries demandent un métier de plus grande portée. La dimension de l'œuvre est d'abord dictée par celle du métier.

Des origines très anciennes

Le tissage existe depuis la nuit des temps. Nos merveilleux tapis d'Orient ont été tissés sur des métiers loin de ceux d'Aubusson ; le plus ancien que je connaisse consiste à tendre ses fils de chaîne entre le tronc d'un arbre et sa propre taille. De nombreuses astuces de montage permettent de dépasser la dimension du métier et d'obtenir des formats plus grands et très variés.

Le métier de haute lice vertical de l'atelier, une tapisserie paysage en cours de tissage
Le métier vertical, une pièce en cours.

Comment naît une pièce

D'abord, naissent et se bousculent les idées floues d'un projet. On dessine, on gomme, on déplace. Dans un même temps, les formes et la tonalité de l'ouvrage déterminent ensemble la taille, les couleurs et les matériaux qui seront utilisés.

Puis, vient la réalisation du « carton ». C'est le dessin final qui viendra se placer derrière la chaîne et qu'il faudra suivre.

Arrive ensuite le temps de l'étude des couleurs. Bien sûr depuis le départ elles sont présentes, mais il va falloir entrer dans le jeu plus précis des combinaisons, des tonalités et des valeurs. Il faudra peut-être composer avec l'inexistence de la couleur précise. Peu importe ou même tant mieux, cette couleur on va la fabriquer en utilisant des fils très fins que l'on va doser, combiner ensemble : tous les dégradés sont possibles.

Je ne mène jamais deux pièces de front. Et une œuvre a besoin de son temps de latence : il faut parfois s'arrêter, laisser mûrir les choix, avant de revenir au métier. Le travail d'une grande pièce se compte en mois — étalés sur plus longtemps encore.

Gros plan des mains d'Aline Jegonday tissant à la flûte, le carton placé derrière les fils de chaîne
Les mains, la flûte, et le carton derrière la chaîne.

Chaque œuvre est le résultat de ces gestes. Chacune est une pièce unique, signée dans le tissage.

Aline Jegonday, licière, devant trois de ses tapisseries
Aline Jegonday, licière.